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English-French dictionary (athletics)- Dictionnaire Anglais-Français (athlétisme)

Publié le par Demi-fondu74,

Le but de cet article sera de donner du vocabulaire clé en athlétisme. Quel que soit votre niveau, il y a de bonnes chances que vous appreniez quelque chose :) Pour progresser et enrichir son vocabulaire, il n'y a rien de mieux que de lire !

The goal of this article is to provide key vocabulary in athletics. Whatever your level, I am sure you will learn something :) To improve your vocabulary, there is nothing better than reading !


Athletics (US: Track and Field)

Athlétisme

Track

Piste

Stride

Foulée

False start

Faux-départ

Lane

Couloir

Spikes

Pointes

 

 

On your marks… Set…

A vos marques… Prêt…

To dip for the line (torso forwards)

Casser sur la ligne (torse en avant)

Bend / Curve

Virage

Staggered starts

Départs décalés

The straight

La ligne droite

Relay changeover zone

Zone de passage de relais

Baton (relay)

Témoin (relais)

Speed

Vitesse

Aerobic threshold

Seuil aérobie

Lactic acid

Acide lactique

 

 

Training session

Séance d’entraînement

Weight training

Musculation

Training camp

Stage d’entraînement

Warm-up

Échauffement

Cool-down / Recovery

Récuperation

Stretching

Étirements

 

 

Anatomy

Anatomie

Toe

Orteil

Heel

Talon

Ankle

Cheville

Calf (plural: calves)

Mollet

Knee

Genou

Harmstrings

Ischio-jambiers

Quadriceps

Quadriceps

Hips

Hanches

Abdominal muscles

Abdominaux

Elbow

Coude

Chest

Poitrine

Shoulders

Épaules

 

 

Sole

Semelle

Cushioning

Amorti

Injury

Blessure

Blister

Ampoule

Pulse rate

Rythme cardiaque

To breath

Respirer

Stitch

Point de côté

 

 

Middle distance

Demi-fond

Pace

Rythme / Vitesse

Pacemaker

Lièvre

To be boxed in

Être enfermé

To hinder

Gêner

Bell (bell lap)

Cloche (dernier tour)

Treadmill

Tapis roulant

Hill

Côte

Mud

Boue

Steady run

Footing régulier

Interval training

Fractionnés

 

 

Steeplechase

Steeple

Water jump

Rivière

Barrier

Barrière

Hurdles

Haies

 

 

Jumping events

Épreuves de saut

Attempts

Essais / Tentatives

Approach run

Course d’élan

Take-off board

Planche

Foul

Essai

To take off

Décoller

Hop

Cloche-pied

Landing bed

Tapis de réception

Long Jump

Saut en longueur

Triple Jump

Triple saut

High Jump

Saut en hauteur

Pole Vault

Saut à la perche

 

 

Throwing event

Épreuves de lancer

Spins / Swings / Rotations

Tours / Rotations

Balance

Équilibre

Strength

Force / Puissance

Javelin throw

Lancer de javelot

Discus throw

Lancer du disque

Hammer throw

Lancer du marteau

Shot put

Lancer du poids

Publié dans Athlétisme

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Chasing Dreams, chronique d'un espoir caribéen du 800m

Publié le par Demi-fondu74,

jamaal james chute relais

A travers le blog Athleworld.com, un jeune athlète trinidadien raconte chaque mois l’évolution de sa saison athlétique dans l’université américaine de Louisiane (LSU). Cinquième des championnats du monde cadet en 2005 sur 800m, Jamaal James a depuis couru en 1’47’’00 et a remporté deux titres aux Carifta Games. Comme la plupart des athlètes qui vivent dans les Caraïbes, Jamaal James a rejoint les Etats-Unis pour passer un cap et accomplir son rêve olympique.

Pour ceux qui en doutaient encore, il n’y a donc pas que des sprinteurs aux Caraïbes ! Découvrez la vie athlétique américaine (entrainements et compétitions) ainsi que la vision qu’ont les athlètes caribéens sur leur athlétisme local.

Retrouvez les chroniques « Chasing Dreams » de Jamaal James ici.

Publié dans Divers

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Revivez les 5 courses de Christophe Lemaitre sous les 10 secondes !

Publié le par Demi-fondu74,

christophe lemaitre asics

Christophe Lemaitre a amélioré son record de France du 100m ce week-end aux Championnats d’Europe des nations à Stockholm. Centième par centième, le sprinteur français progresse dans la hiérarchie du sprint mondial ! 9’’95 est donc la nouvelle marque personnel de Christophe Lemaitre (+1,0m/s de vent) ! 43 ans après les fameux 9’’95 de l’américain Jim Hines, synonyme de premier chrono de l’histoire sous les 10 secondes ! Avec ces 9’’95, l’Aixois devient le 45ème performeur de l’histoire et descend surtout pour la cinquième fois de sa jeune carrière sous les 10 secondes. A titre de comparaison, l’américain Carl Lewis est descendu 15 fois sous cette barrière et Asafa Powell détient le record absolu : 67 (série en cours) ! A noter que le record européen en la matière est détenu par Lindford Christie avec 9 courses sous les 10’’. Mais l’aixois ne compte pas s’arrêter là et le record européen du 100 mètres détenu par le portugais Francis Obikwelu (9’’86) semble plus que jamais menacé…


Nous vous proposons de revoir les 5 courses de Christophe Lemaitre sous les 10 secondes.

9’’98 (9/07/2010) - La première course est sans nul doute celle qui a fait le plus de bruit ! Premier blanc sous les 10’’, il devient surtout, à Valence, recordman de France et montre au monde entier tout l’étendu de son talent.


9’’98 (29/08/2010) Sur la piste mythique du stade de Riéti en Italie où fut battu de nombreux records mondiaux en demi-fond, Christophe Lemaitre fait parler de lui dès les séries du meeting et égale son record de France. (vidéo à partir de 1'44)

 

9’’97 (29/08/2010) – Qui dit série dit finale, et Christophe Lemaitre réédite à Riéti une course sous les 10 secondes ! Et il se paye même le luxe d’améliorer son record de France en expédiant sa ligne droite en 9’’97. Et pourtant après une saison éprouvante, son entourage le disait fatigué !

 

9’’96 (7/06/2011) A Montreuil, les températures fraîches de la soirée nous font dire que la réalisation d’un chrono de référence sera compliqué. Mais le sprinteur français, toujours enclin à nous surprendre signe début juin un nouveau record de France très prometteur pour la suite de la saison !

 

9’’95 (18/06/2011) – A Stockholm pour les championnats d’Europe des nations, Christophe Lemaitre prend décidément le malin plaisir d’abaisser son record de France d’un petit centième ! L’Aixois prend surtout ici sa revanche sur Francis Obikwelu et Dwain Chambers qui l’avaient dominé chez lui à Bercy lors les championnats d’Europe en salle.

 

Son entraineur, Pierre Carraz, s’accordait à dire l’année passée que son protégé avait les moyens de courir en 9’’92. Il semble cette année encore plus fort qu’en 2010, comme peut notamment en témoigner son 200 mètres de ce week-end avalé en 20’’28 malgré des conditions exécrables (pluie et 2,8m/s de vent défavorable). Mais jusqu’où va-t-il aller ? Allez Christophe continue de nous étonner ! 

Publié dans News internationales

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Les légendes du demi-fond

Publié le par Demi-fondu74,

En cette période athlétique un peu plus creuse nous vous proposons de redécouvrir notre rubrique Légendes du demi-fond.
Notre objectif est de vous faire découvrir ou redécouvrir les champions qui ont marqué l'histoire du Demi-fond. Un nouvel athlète, ou évènement, sera mis à l'honneur chaque mois dans un article le plus complet possible.
Plus que des titres, les histoires singulières de ces légendes laisseront une trace indélébile dans le grand livre de l'athlétisme...

Sommaire :
Août 09 : Sebastian Coe
Septembre : Steve Prefontaine
Décembre :
Ron Clarke
Mars 10 : Peter Snell
Septembre : Wilson Kipketer
Juillet : Steve Cram

Publié dans Légendes du Demi-fond

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Légendes du demi-fond : le KENYA (3) se fait voler ses joyaux

Publié le par Demi-fondu74,

Depuis les fameux Jeux Olympiques de Mexico, le demi-fond kényan a su tirer son épingle du jeu et est devenu la référence planétaire en la matière, comme on a pu le voir dans les deux premières parties des légendes du demi-fond sur le Kenya (à la conquête kényane du demi-fond, puis au top du demi-fond mondial). Le Kenya est devenu la nation numéro un de la course à pied et son vivier quasi inépuisable attire de nombreuses convoitises parmi les pays étrangers. Ainsi depuis une vingtaine d'années, un certain nombre d'athlètes kényans de tout premier ordre ont obtenu une nationalité étrangère. Si ce changement de nationalité est bien leur point commun, il n'en résulte pas moins des fortunes diverses. Nous vous proposons de revenir sur le parcours atypique de quelques uns de ces champions.


Wilson Kipketer, danois de cœur

 

L'un des premiers athlètes issus des hauts plateaux à effectuer ce changement de nationalité est Wilson Kipketer. En 1990 il effectue des études d'ingénierie électronique à l'université de Copenhague. Tombé sous le charme de ce petit pays scandinave, il demande dans la foulée la nationalité danoise. Dès 1994, il gagne seize des dix-huit 800m qu'il court avec un temps culminant à 1'43''29 et lors des Mondiaux de Göteborg '95 il remporte son premier titre mondial pour le Danemark. Alors qu'il est invaincu en 1996, Wilson Kipketer ne peut prendre part aux JO d'Atlanta '96. En effet le règlement olympique stipule qu’un athlète ne peut représenter sa nouvelle fédération pendant les trois années qui suivent la date d’acquisition de la nouvelle nationalité (réduit à 1 an en cas d’accords des deux fédérations). Il se vengera en fin d'année '96 à Rieti en courant dans le temps canon de 1'41''83.

 Wilson Kipketer Denmark flag

Cette non-participation aux JO d'Atlanta '96 sera terrible pour Kipketer qui ne parviendra jamais à remporter l'or olympique bien que montant sur deux podiums, à Sydney et à Athènes. Cela ne l'empêchera pas d'établir en 1997 les records mondiaux du 800m outdoor en 1'41''11 et du 800m indoor en 1'42''67, pulvérisant le record mondial de Paul Ereng de plus de 2 secondes lors des Mondiaux en salle à Paris.

Inutile d'en dire plus, retrouvez la biographie de Wilson Kipketer dans notre rubrique des «Légendes du demi-fond».

 


Bernard Lagat, enfin dorée sous la bannière étoilée

 

Bernard Lagat connait lui aussi une expérience universitaire à l'étranger, aux Etats-Unis, dans la Washington State University qui a eu dans ses rangs le champion kényan Henry Rono. En quatre années, il gagnera 3 titres NCAA et sera diplômé en 2000, année où il descend pour la première fois sous les 3'30 au 1500m. Décidément l'an 2000 sera une année faste pour Bernard Lagat puisqu'il court pour la première fois sous le maillot kényan, lors des Jeux Olympiques de Sydney, et parvient à décrocher le bronze derrière le champion olympique Noah Ngeny et son malheureux dauphin Hicham El Guerrouj.

 

Être très proche d'El Guerrouj sans parvenir à le battre deviendra une fâcheuse habitude pour Lagat. Ce sera le cas aux Mondiaux d'Edmonton 2001 à 0''42 du marocain, vainqueur en 3'30''68, mais également la même année lors d'une course splendide à Bruxelles lorsque Hicham El Guerrouj s'approche à 0''13 de ses 3'26''00. Bernard Lagat court alors en 3'26''34, ce qui sera le chrono culminant de sa carrière.

 

L'année 2003 a bien failli virer au cauchemar. Après une seconde place derrière le français Driss Maazouzi aux Mondiaux en salle de Birmingham, il ne peut prendre le départ des Mondiaux de Paris '03 après un contrôle anti-dopage positif à l'EPO lors d'un meeting en Allemagne. Un mois après les Mondiaux l'échantillon B s'avérera négatif, lui autorisant à reprendre la compétition.

 

Alors qu'il a souvent été barré par Hicham El Guerrouj, on se dit qu'en 2004 il a les moyens d'empêcher le marocain d'avoir son titre olympique tant espéré. En effet Bernard Lagat le bat peu avant les Jeux d'Athènes 2004, à Zurich avec le chrono de 3'27''40. La suite vous la connaissez, Hicham El Guerrouj l'emportera d'un rien en 3'34''19, mais qu'est-ce qu'on a eu peur pour lui de voir le spectre de Sydney se rééditer quand Lagat, quatre ans après Ngeny, déboita dans la dernière ligne droite. Le duel serré voit le kényan s'incliner en 3'34''30. Si ce 1500m reste mythique c'est aussi en grande partie grâce à la menace Lagat.

 Bernard Lagat USA

Mais qu'apprend-on en mars 2005 ? Qu'en mai 2004, Bernard Lagat est devenu citoyen américain. Or, la loi kényane n'autorise pas la double nationalité et il n'aurait pas du participer aux Jeux d'Athènes. Il gardera tout de même sa médaille mais ne pourra pas courir les Mondiaux d'Helsinki '05, comme le prévoit le règlement de l'IAAF.

 

Une fois américain, Lagat peut s'emparer de tous les records continentaux entre 1500m et 5000m. Mais surtout en 2007, il parvient à décrocher son premier titre mondial en plein air. Il fera même mieux que ça en réalisant le doublé 1500-5000m, devenant le premier athlète à réaliser cette exploit en championnats du monde. A Berlin '09, il décroche de nouveau deux médailles, mais cette fois l'argent sur le 5000m derrière l'inévitable Kenenisa Bekele et le bronze sur le 1500m.

Bernard Lagat USA - Kenenisa Bekele - Craig Mottram


Saif Saaeed Shaheen : l'argent ne fait pas le bonheur olympique


Stephen Cherono gagne sous le maillot kényan les Mondiaux cadets de Bydgoszcz '99 sur 2000m steeple et se fait remarquer dès 2001 en passant sous les huit minutes au 3000m steeple, en 7'58''66, record du monde junior. Sous le maillot kényan il remporte les Jeux du Commonwealth de Manchester ‘02. Mais en 2003 Stephen Cherono devient qatari et prend le nom de Saif Saaeed Shaheen. Il ne tarde pas à faire parler de lui. En juin 2003, il se paye le culot de battre Hicham El Guerrouj sur un 5000m à Ostrava remporté en 12'48''81. Il ne perd pas de temps et gagne déjà le 3000m steeple aux Mondiaux de Paris 2003 sous son nouveau maillot blanc et grenat.

 Saif Saaeed Shaheen Qatar 2

S’il a cédé aux sirènes de l'étranger, ce n’est sûrement pas pour l'amour du pays, mais pour des raisons financières. Pour devenir citoyen de ce petit pays des Émirats, Cherono aurait reçu 1 million de dollars de la part du Qatar, plus une rente à vie. Ce changement de nationalité émeut jusqu'au président du Kenya Mwai Kibaki qui fera une déclaration condamnant la tentation de gagner de l'argent en changeant de nationalité. C'est que Shaheen n'est que la partie émergée d'un iceberg qui comprend plusieurs dizaines de kényans qui ont eux aussi cédés à l’appel des pétrodollars. Dans un pays pauvre où la moitié de la population n'a pas d'emploi, où le gouvernement ne soutient que peu les champions à la retraite, où les sélections pour les grands championnats sont draconiennes, on peut comprendre qu'il est dur de résister à l'appel de pays étrangers. Pour Moses Kiptanui, il est inacceptable que certains champions se retrouvent dans la misère alors qu'ils ont fait de grandes choses pour le pays.

Cette fuite des talents vers les Émirats commence déjà à s'essouffler et le Qatar et le Bahreïn ont décidé de changer de stratégie sportive. Fini la politique de naturalisation, place désormais à l'organisation d'évènements sportifs d'envergure international,  qui est bien plus porteur en terme d'image et bien meilleur d'un point de vue économique. Le Qatar accueillera les championnats du monde de handball en 2015 et surtout la coupe du monde de football en 2022. Concernant l'athlétisme, Doha (la capitale du Qatar) a déjà accueilli les mondiaux en salle de 2010 et postule pour les mondiaux en plein air de 2017. Le centre de formation Aspire veut également devenir un modèle pour le monde entier et souhaite former les jeunes sportifs qataris.

Pour empêcher les exilés de participer à l'édition olympique suivant leur naturalisation, le Kenya ne se prive pas d'utiliser le règlement du CIO. Saif Saaeed Shaheen ne pourra donc pas participer aux Jeux d'Athènes '04. Et même en 2003, à Paris il essuiera le refus de son frère Abraham de le féliciter après sa victoire. Même dans sa propre famille ça peut être mal vu.

 Saif Saaeed Shaheen Qatar

Pour le Kenya, il restera celui qui empêcha Ezekiel Kemboi de remporter les médailles d'or des Mondiaux de Paris '03 et Helsinki '05, interrompant la série de victoires kényanes entre les championnats du monde de 1991 à nos jours. Son record du monde du 3000m steeple en 7'53''63 à Bruxelles juste après les Jeux d'Athènes lui permettront de se consoler après sa non-participation olympique. Il efface ainsi non pas son ex-compatriote Bernard Baramasai mais le marocain Brahim Boulami, sur qui le doute planera à jamais suite à son contrôle positif à l'EPO. Saif Saaeed Shaheen connait des saisons très perturbées par des blessures entre 2006 et 2008 et peine à retrouver son meilleur niveau.

 

 

Yusuf Saad Kamel, fils de l'illustre Konchellah, aimerait bien rentrer au pays

 

Si Saif Saaeed Shaheen semble satisfait de courir sous le maillot du Qatar, cela n'est apparemment pas le cas du Bahreïni Yusuf Saad Kamel. A la base plutôt spécialiste du 800m après quatre saisons en 1'43 puis même en 1'42''79 en 2004, il termine 5ème du 800m des JO de Pékin '08. Kamel se révèle aux yeux du grand public aux Mondiaux de Berlin '09 lorsqu'il devient champion du monde du 1500m en 3'35''93 et 3ème sur le 800m en 1'45''35 dans même chrono qu'Alfred Yego.

Yusuf Saad Kamel Baheïn - 1500m Berlin 2009

Qu'apprend-on alors ? Qu'il est fils de l'illustre Billy Konchellah (double champion du monde du 800m en 1987 et 1991). Au vu de leurs patronymes, le lien de parenté ne saute pas aux yeux. En fait, Yusuf Saad Kamel, s'appelait Gregory Konchellah jusqu'en 2003, mais s'est fait naturalisé bahreïni pour des raisons financières. En 2009 il rentre en conflit avec son pays d'adoption et exige qu'on lui rende son passeport kényan pour pouvoir courir de nouveau pour son pays d'origine. Le Bahreïn aurait manqué à ses obligations financières, et dès lors il ne voit plus aucun intérêt de concourir pour le Bahreïn. Les autorités bahreïnis refusent de lui rendre son passeport. La situation se dénoue juste avant les mondiaux de Berlin '09 où il courra finalement comme vous le savez sous les couleur du Bareïn.

 

Bien évidemment, le Kenya voit toujours d'un mauvais œil cette fuite des talents. D'autant que sur le podium mondial du 1500m à Berlin, on retrouve à la 3ème place Bernard Lagat, lui aussi ex-kényan. C'est d'autant plus rageant pour les kényans qu'Asbel Kiprop et Augustine Choge, 4ème et 5ème, se voient éclipsés du podium par deux ex-kényans. Si on pousse le vice à l'extrême, on pourrait même retrouver un jour douze finalistes issus de la filière kényane, et c'est pourquoi l'IAAF a également durcit son règlement en la matière.

Yusuf Saad Kamel Baheïn

Mais le feuilleton Konchellah-Kamel – on ne sait plus trop comment l'appelé – risque de ne pas se terminer là puisqu'il a prétendu avoir été forcé par les officiels bahreïnis de courir les Jeux d'Asie 2010 malgré une blessure au genou. Une chose est sûr, comme tous les athlètes africains exilés dans les Émirats, il ne s'entraîne jamais là-bas, les conditions météorologiques étant bien trop chaudes.

 


Lornah Kiplagat, expatriée restée fidèle à ses origines

 

Les raisons de changement de nationalité sont très diverses mais nous pouvons remarquer que cela reste très rare chez les femmes. L’athlète féminine expatriée ayant connu le plus de succès reste Lornah Kiplagat, devenue hollandaise en 2003. La raison de son changement de nationalité n’est pas financière mais plutôt à cause de la tradition qui veut qu’au Kenya les femmes qui se marient appartiennent à la famille du marié. Après avoir rencontré le hollandais Pieter Lagerhorst en 1997 au marathon de Londres, il est devenu son ami, son manager puis sont époux en 2002. Lornah Kiplagat a donc naturellement pris la nationalité de son mari et ce changement de nationalité n’est pas vécu comme une trahison dans son pays natal.

 

Née en 1974 dans la vallée du Rift au Kenya, Lornah Kiplagat se distingue d’abord sur route, en remportant notamment le marathon de Los Angeles en 1997 et 1998 et le marathon d’Amsterdam en 1999. Elle s’installe aux Pays-Bas en 1999 pour des études de physiothérapie. En 2000, alors qu’elle est encore kényane, elle court le marathon de Chicago en 2h22’36 soit un chrono de top niveau mondial. En janvier 2003, Lornah Kiplagat porte son record personnel en 2h22’22 à Osaka en terminant derrière un podium 100% nippon. Ce sera en juillet 2003 qu’elle deviendra hollandaise et en profitera pour améliorer dès novembre à New-York le record national néerlandais en 2h23’43, qu’elle ne parviendra plus à améliorer par la suite.

Lornah Kiplagat Pays-Bas monde semi-marathon Rio de Janeiro

            Alors que l’on a vu beaucoup de coureurs de fond passer de la piste à la route, Lornah Kiplagat prend plutôt le chemin inverse. Un mois après être devenue hollandaise elle participe à ses premiers championnats du monde à Paris 2003 sur 10 000m alors qu’elle n’a couru qu’un seul 10 000m dans sa carrière. Lornah Kiplagat anime la course avec trois autres coureuses qui se relaient tout au long des 25 tours. La victoire de cette course passionnante ne se dessine que dans les 50 derniers mètres. Parmi ces quatre athlètes il y aura forcément une déçue, et ce sera la hollandaise qui se classe 4ème en 30’12’’53. Cette finale est exceptionnellement rapide puisque les dix premières améliorent leurs records personnels. L’éthiopienne Berhane Adere bat le record des championnats en 30’04’’18 devant sa compatriote Werknesh Kidane, 30’07’’15, et la chinoise Sun Yingjie, 30’07’20. Aux Jeux Olympiques d’Athènes 2004, Lornah Kiplagat est 5ème du 10 000m, de nouveau à cinq secondes du podium derrière la championne olympique Xing Huina en 30’24’’36 et les trois éthiopiennes Ejegayehu Dibaba, Derartu Tulu et Werknesh Kidane.

 

            A partir de 2005, fini les places d’honneur pour Lornah Kiplagat. En 2005, elle termine vice championne du monde du semi-marathon à Fukuaka et gagne le championnat d’Europe de cross-country à Tilburg. Le cross-country lui réussit bien ! Elle finit seconde en 2006 des mondiaux de cross-country à Fukuaka à cinq secondes de l’éthiopienne Tirunesh Dibaba et prend sa revanche l’année suivante sur le sol kényan, à Mombasa, en l’emportant sur cette dernière avec 24 secondes d’avance. Les éthiopiennes Dibaba, Melkamu et Burka prennent les 2nde, 3ème et 4ème place et Kiplagat permet ainsi d’éviter un podium 100% éthiopien qui aurait été vécu comme un véritable affront sur le sol kényan.

Lornah Kiplagat Pays-Bas

            En 2006, les championnats du monde de semi-marathon deviennent les championnats du monde de course sur route et un 20km remplace les 21,098km. Lornah Kiplagat l’emporte à Debrecen et en profite pour s’approprier le record du monde du 20km (1h03’21). L’année suivante, le semi-marathon reprend ses droits pour ce championnat du monde de course sur route à Udine et là encore Lornah Kiplagat l’emporte avec un record du monde à la clé (1h06’25). La nouvelle appellation de ce championnats retrouve sa formule d’antant et redevient championnats du monde de semi-marathon en 2008. Lornah Kiplagat l’emporte encore en 2008 à Rio de Janeiro.

 

            Alors qu’elle détenait encore les records du monde du 20km (1h02’57) et du semi-marathon (1h06’25) début 2011, elle se fait déposséder de ceux-ci par la star montante Mary Jepkosgei Keitany (à condition que ses nouvelles marques soient bien ratifiées par l’IAAF). Si ses records du monde peuvent être effacés des tablettes, son engagement pour le Kenya restera gravé à jamais. L’objectif de la championne est de donner l’opportunité aux jeunes kényanes de s’entraîner et de s’éduquer dans les meilleures conditions possibles. Il faut savoir qu’au Kenya l’école est payante. Les familles ne peuvent souvent pas envoyer tous les enfants à l’école et les garçons sont alors privilégiés. Sa fondation permet également aux meilleurs étudiants de pouvoir partir étudier à l’étranger. Dès 1999, Lornah Kiplagat fonde le High Altitude Training Centre (HATC) à Iten. Le centre d’entraînement HATC situé à 2400m d’altitude accueille désormais des coureurs ou touristes du monde entier.

 

            Mariée à un hollandais, Lornah Kiplagat passe une grande partie de son temps dans son pays natal. Son cœur est resté enraciné au Kenya et elle essaye d’aider les jeunes kényanes à s’en sortir. Elle pourrait alors devenir pour ces jeunes filles une source d’inspiration comme le fut pour elle sa cousine Susan Sirma. Susan Sirma fut la première kényane médaillée en grand championnat et ouvrira notre dernier volet consacré au Kenya.

 

Cette saga consacré au Kenya se terminera donc avec les athlètes féminines. Elles ont des histoires passionnantes et risquent bien de devenir l’égal de leurs homologues masculins voire même de les dépasser tant elles ont progressé et se situent au top de la hiérarchie mondiale en demi-fond.

Publié dans Légendes du Demi-fond

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IAAF Fantasy Athletics - Pariez les vainqueurs de chaque meeting Diamond League

Publié le par Demi-fondu74,

Vous êtes un passionné d’athlétisme, pensez-vous pouvoir monter une équipe de rêve pour aller glaner le plus de victoires possible en Diamond League ? Venez vous mesurer à des joueurs de toute la planète dans un jeu en ligne géré par l’IAAF et qui pourrait vous faire gagner de jolis lots.

 

Le but est de choisir 8 athlètes pour chaque meeting Diamond League, et de sélectionner les athlètes qui selon vous gagneront leurs épreuves. Treize meetings rentrent en compte, même si des lots sont mis en jeu à chaque meeting. Le 1er d’une épreuve rapporte 10 points, le second 7 points, le troisième 5 points, le quatrième 3 points, le cinquième 2 points alors que chaque athlète étant classé rapporte 1 point. Attention la disqualification retire 5 points… Parmi les quatre hommes et quatre femmes que vous allez choisir, un capitaine rapportera le double de points. Encore plus intéressant un record du monde triplera le score marqué et un record du meeting le doublera.

IAAF fantasy game

Faites attention, ce ne sont pas toujours les têtes d’affiche qui gagnent et vous pourrez ajuster votre sélection jusqu’à deux heures avant la course en cas d’imprévu de dernière minute… Regarder bien la liste des engagés !


Rejoignez la ligue Demi-fondu74


Pour savoir quels sont vos amis les plus doués en pronostic rejoignez ensemble une même ligue, par exemple Demi-fondu74.

N’attendez plus, rejoignez ce jeu et la ligue Demi-fondu74 (code PIN : 30550), le premier meeting qui rapporte des points est Shanghai le 15 Mai, Doha ayant été un essai. Le jeu n’est disponible qu’en anglais mais pas besoin d’être un expert dans la langue de Shakespeare pour participer ;)


http://www.iaafworldathleticsclub.org/FantasyAthletics/

Publié dans Découverte

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Tout le Léman en ébullition pour le meeting Athletissima de Lausanne

Publié le par Demi-fondu74,

Nous avons écrit l'article suivant pour le magasine en ligne "Courir dans les 2 Savoie" du mois de Mai, spécial piste. Chaque mois, ce magasine met à l'honneur principalement les courses et les coureurs des 2 Savoie (ou de Rhône-Alpes) et donne des conseils en matière d'entrainement et de nutrition. Retrouvez l'inégralité de ces excellents magasines ici.


 

 Un meeting d’athlétisme est une symphonie jouée par un orchestre d’athlètes hors du commun. Le meeting Athletissima de Lausanne a lieu la plupart du temps en juin ou en juillet et fait parti des chefs d’œuvre de l’athlétisme. La partition jouée est toujours exceptionnelle ! Lorsque Nico nous a proposé de participer au magasine du mois de mai spécial piste, nous avons tout de suite pensé écrire un article sur ce meeting de Lausanne pour vous donner envie de venir assister à ce meeting d’athlétisme qui rassemble chaque année les tout meilleurs athlètes mondiaux. Je vous assure c’est beaucoup mieux qu’à la télé ;)

Coureurs des deux Savoie, réservez d’ors et déjà votre date du jeudi 30 juin 2011 pour prendre part à cette fête de l’athlétisme depuis les tribunes lausannoises. Ce n’est quand même pas tous les jours que nous avons Usain Bolt ou David Rudisha a porté de main ! Situé à 70km d’Annemasse ou à 100km d’Annecy, la capitale olympique sera vous ravir le temps d’une journée au bord du lac Léman, en famille ou entre amis !


Un rêve de gamin

meeting Herculis Monaco 2002 - 1000mQuoi de mieux que de fouler la piste avant d'acclamer les champions ;)


Le premier meeting international d’athlétisme auquel nous avons assisté n’est pas celui de Lausanne mais celui de Monaco : le meeting Herculis. Que de souvenirs ! Nous avions alors 12 ans et le cru 2002 du meeting Herculis fut surement l’un des meilleurs de la décennie ! Et comme à son habitude, la présentation des athlètes fut grandiose, avec le tour de stade des têtes d’affiche dans les voitures de collection de la famille princière. Le spectacle pouvait commencé ! Assis aux premières loges dans la ligne droite opposée, nous assistions à l’envol du « Goéland » Jonathan Edwards dans le Stade Louis II, en compagnie de Christian Olsson. Et les courses furent toutes plus belles les unes que les autres avec des 100 mètres de folie avec Marion Jones et Maurice Greene, les deux superstars américaines ! Et que dire du duel entre Felix Sanchez et Stéphane Diagana qui aura tenu le stade en halène jusqu’au bout des 10 haies du 400 mètres haies. L’aisance des recordmen du monde Wilson Kipketer et Hicham El Guerrouj respectivement sur 800 et 1500 mètres aura naturellement ravi les deux jeunes demi-fondeurs que nous étions, d’autant plus que l’après-midi, nous avions eu le privilège avec une centaine d’autres athlètes de courir les traditionnels 1000 mètres qui se déroulaient le jour même du meeting. Nous retiendrons encore les victoires d’Ana Guevara (400m), de Zulia Calatayud (800m), de Gabriela Szabo (3000m), de Brahim Boulami (3000m steeple), de Svetlana Feofanova (perche) ou encore la victoire de Gail Devers (100m haies). Le meeting d’Herculis aura plus que jamais bien porté son nom avec ces 12 vainqueurs herculéens.


La découverte de Lausanne


Forts de ces souvenirs monégasques, nous assistions pour la première fois au fameux meeting Athletissima de Lausanne en 2004. Tout comme le meeting Herculis qui organisait des 1000 mètres l’après-midi en guise d’amuse bouche, le meeting Athletissima réservait lui aussi une surprise de taille : un entrainement avec les champions la veille du meeting. Quelle bonheur que de voir Romain Mesnil, Felix Sanchez ou encore Maria Mutola ! Quel entraineur d’un jour allions alors nous choisir ? Après quelques hésitations, nous suivions la championne du 800 mètres originaire du Mozambique, qui a accumulé 18 saisons consécutives sous les 2 minutes de 1991 à 2008 ! Après quelques éducatifs et exercices avec des cônes sous les ordres de la championne, nous partions pour deux tours de piste du stade Olympique de la Pontaise en sa compagnie. C’était alors notre premier 800 mètres, et sans le savoir le premier d’une longue série… L’enthousiasme communicatif de ces champions ne pouvait que nous donner envie d’aller les encourager le lendemain.

Athletissima Lausanne - entrainement jeunes Maria MutolaSéance d'entrainement avec la championne du 800m Maria Mutola


Et là encore, nous assistions à des courses de folie ! Christine Arron remporta aisément le 100 mètres, au contraire d’Hicham El Guerrouj vainqueur du 1500m pour seulement deux centièmes. Allen Johnson et Félix Sanchez maitrisèrent leurs 10 obstacles à merveille, respectivement sur 110 et 400 mètres haies. Un petit jeune faisait une apparition remarquée, un certain Asafa Powell qui remportait le 100m en 10 secondes tout juste. Assis dans le premier virage, nous avions également une place privilégiée pour assister au concours du saut en hauteur féminin où la jeune croate de 20 ans Blanka Vlasic prenait son envol. Et enfin la russe Tatiana Lebedeva devenait la troisième meilleure performeuse mondiale de l’histoire du triple saut avec une marque à 15,33m. Quant à notre coach de la veille Maria Mutola, nous pensions au vue de ses lignes droites effectuées à la suite de l’entrainement des jeunes qu’elle allait illuminer tout le stade de la Pontaise. Et ce fut bel est bien le cas, la mozambicaine se faisait néanmoins battre de justesse par la russe Svetlana Cherkasova.


Un meeting de légende


Le meeting Athletissima de Lausanne nous a toujours ravi de part le plateau réuni et la forme que présente les athlètes pour ce meeting. La capitale olympique a toujours su attirer les meilleurs athlètes de la planète grâce à son directeur Jacky Delapierre, très apprécié dans le monde de l’athlétisme. La simple lecture des records du stade en est la meilleure preuve ! Asafa Powell, Usain Bolt, Michael Johnson, Wilson Kipketer, Daniel Komen, Liu Xiang, Edwin Moses, Javier Sotomayor, Ivan Pedroso, Virgilius Alekna, Jan Zelezny, Marion Jones, Merlene Ottey, Marie-José Pérec, Gail Devers, Maria Mutola, Kajsa Bergqvist, Yelena Isinbayeva, Heike Drechsler, Tatiana Lebedeva ou encore Osleidys Menendes. Et si certains noms ne vous disent rien, sachez que tous ces athlètes nommés sont dans le top5 de l’histoire de leur discipline (excepté Maria Mutola huitième). Pour tester vos connaissances athlétiques, saurez-vous me dire lesquels sont toujours recordman (ou recordwoman) du monde (réponse à la fin J ) ? Vous êtes toujours indécis quant à votre venue au meeting Athletissima ? Attention nous avons encore plus d’une flèche à notre arc ;)

Kenenisa Bekele Athletissima LausanneKenenisa Bekele encore dans le peloton avant de s'envoler vers la victoire


Le stade de la Pontaise, théâtre de trois records du monde


Le stade de la Pontaise a vécu trois moments privilégiés ! Trois records du monde ! Le premier, peut-être le plus prestigieux, celui du 100 mètres avec l’américain Leroy Burrell. C’était en 1994 et Burrell n’était pas à son coup d’essai puisqu’en 1991, il avait déjà battu ce même record à New York (9’’90). Après un départ plutôt moyen, Leroy Burrell améliore le record du monde de Carl Lewis d’un petit centième pour le porter à 9’’85. La légende du stade de la Pontaise pouvait commencer ! Onze années plus tard (en 2005), c’est au tour de la Tsarine Yelena Isinbayeva d’améliorer un record du monde, en l’occurrence celui de la perche qui lui appartenait déjà pour le porter de 4m92 à 4m93. Onze jours plus tard, ce record sera de nouveau améliorer par la Tsarine à Madrid (4m95). Enfin l’ultime record du monde à Lausanne fut l’œuvre du chinois Liu Xiang sur 110 mètres Haies dans la course la plus rapide de l’histoire de la discipline ! C’est bien simple, au matin du 11 juillet 2006, le record du monde était à 12’’91 co-détenu par Colin Jackson et Liu Xiang. Et au soir du 11 juillet, deux hommes étaient passés en dessous de cette marque de référence. L’américain Dominique Arnold second en 12’’90 pouvait s’en mordre les doigts, après avoir cédé face à Liu Xiang vainqueur en 12’’88 ! Et tout va très vite dans cette discipline exigeante ! Ladji Doucouré, champion du monde en titre, n’a pu véritablement défendre ses chances en tapant fortement deux de ses haies et le quatrième de la course, le cubain Dayron Robles, alors âgé de 19 ans, jouera des tours à ce record du monde, deux années plus tard à Ostrava pour l’améliorer d’un centième en 12’’87.


Un meeting révélateur de talents


Il faut bien le reconnaître le meeting de Lausanne est un meeting « révélateur de talents », Jacky Delapierre n’hésitant pas à laisser sa chance à de jeunes athlètes, à l’image de Robles, Vlasic, Powell ou encore Xiang, déjà recordman du monde à Lausanne, en catégorie junior. C’est d’ailleurs pour cette raison que ces athlètes jurent fidélité au meeting afin de les remercier de cette chance accordée. En 2009, alors que des trombes d’eau s’abattaient sur la piste de la Pontaise, un jeune coureur, auréolé d’un titre de champion du monde junior, se présente au couloir 8 du 200 mètres. Christophe Lemaitre fait ses débuts en grands meetings face à Usain Bolt et Lashawn Merritt, excusez du peu ! Nous n’étions pas beaucoup dans le stade à faire attention au jeune aixois, Boltmania oblige, mais ses trois titres européens de Barcelone risquent d’inverser la tendance ! Et ce d’autant plus que les supporters français font souvent le déplacement en nombre pour encourager les athlètes tricolores. La star jamaïcaine Usain Bolt est en fait un habitué des lieux, se rendant sur les bords du Léman chaque année depuis 2006, quand je vous disais qu’Athletissima était un meeting révélateur de talents… Ayant assistés à tous les Athletissima depuis 2004 (excepté en 2007), il faut bien reconnaître que la ferveur populaire a pris un pas de plus depuis que la superstar jamaïcaine est devenue triple champion olympique ! Le stade Olympique et ses 15 000 places affichent toujours complets !

Usain Bolt Athletissima Lausanne 2009 - 200mUsain Bolt, habitué du meeting Athletissima, défie Lashawn Merritt


Un programme 2011 alléchant


Pour ceux qui ont assisté au Décanation à Annecy, vous l’aurez bien compris le spectacle proposé à Lausanne est nullement comparable, réunissant les tous meilleurs athlètes de la planète. Chaque année nous sommes d’ailleurs toujours autant fascinés par la vitesse des sprinteurs lors des 100, 200 et 400 mètres, et par les courses de demi-fond toujours très rapides ! Si bien que nous nous mettons à rêver de se hisser un jour dans ces pelotons de tête... David Rudisha l’année dernière remportait le 800 mètres de Lausanne avant de devenir recordman du monde un mois plus tard. Et pour cette édition 2011 qui aura lieu le jeudi 30 juin, le double tour de piste sera de nouveau programmé. Tout comme le 100 mètres, et Christophe Lemaitre a déjà coché cette date dans son programme de courses avant les mondiaux de Daegu ! Nul doute qu’Usain Bolt sera lui aussi de la partie, n’ayant pas manqué un seul rendez-vous lausannois depuis 2006. En 2005, le français Ronald Pognon avait remporté le 100 mètres avec un nouveau record de France à la clé (en 9’’99), et ce serait merveilleux si Christophe pouvait rééditer cet exploit ! Seront notamment aussi au programme le saut en hauteur femme et le triple saut homme, avec potentiellement Blanka Vlasic et Teddy Tamgho.


 

Une proximité avec les athlètes

 

  Ce que nous apprécions également avec ce meeting, c’est la proximité du stade d’échauffement avec le stade Olympique et l’on peut apercevoir les athlètes s’échauffer ou effectuer leur tour de récupération. C’est donc l’occasion rêvée de rencontrer les athlètes, de leur faire signer des autographes ou encore de prendre une photo en leur compagnie. Et c’est comme ça que Romain a eu la chance d’être pris en photo avec Bernard Lagat après sa course, et l’on a en mémoire une image nous avait marqué, celle de Yuriy Borzakovski qui avait vraiment du mal à récupérer après son 800 mètres. Des photos avec des athlètes, nous en avions pris également lors de l’entrainement des jeunes, avec Maria Mutola, Felix Sanchez et Romain Mesnil. Alors si vos enfants rêvent d’une photo avec Christophe Lemaitre ou avec Usain Bolt, ils auront peut-être la chance d’en obtenir une lors de cette édition 2011 ;)

Athletissima Lausanne - Bernard Lagat & RomainPhoto collector pour Romain en compagnie de Bernard Lagat


Et pour une journée de rêves…


Et pour passer une journée inoubliable, rien de tel que de passer la journée au bord du lac Léman et de faire un détour au musée olympique qui expose les plus belles pièces du CIO. Médailles olympiques, matériel appartenant aux athlètes et expositions temporaires seront ravir les amateurs de sport. Et pour clôturer le meeting, un feu d’artifice couronne la soirée et vous replonge dans vos rêves athlétiques… en attendant l’édition suivante d’Athlétissima.

statue Emil Zatopek Musee olympique LausanneEmil Zatopek court sur le chemin du musée olympique


Rendez-vous donc au stade de la Pontaise le jeudi 30 juin 2011 dès 19h pour encourager les athlètes et vivre un moment intense ! Petits et grands seront à coup sûr ravis de cette journée, et vous aurez peut-être la chance de voir un quatrième record planétaire s’établir dans la capitale olympique... Et pour vos enfants, n’oubliez pas le mardi 28 juin l’entrainement des jeunes qui j’en suis sûr en fera rêver plus d’un ;) Plus d’infos (info pratiques, horaires, listes des engagés, billetterie…) sur http://www.athletissima.ch/


Guillaume et Romain

 

Et pour finir, voici la réponse à notre petite devinette :

Parmi la liste des athlètes recordman du stade de la Pontaise, nous avons 8 détenteurs d’un record du monde en extérieur : Usain Bolt est recordman du monde du 100, 200 et 4x100m, Asafa Powell du 4x100m, Michael Johnson du 400m, Daniel Komen du 3000m, Edwin Moses du 400m haies, Javier Sotomayor de la hauteur, Jan Zelezny du javelot, Yelena Isinbayeva de la perche. A noter que Wilson Kipketer (800m), Liu Xiang (110m haies), Haike Drechsler (longueur) et Osleidys Menendes (javelot) détenaient un record planétaire mais se ne sont depuis plus sur les tablettes. On peut également rajouter que Wilson Kipketer, Merlene Ottey, Maria Mutola, Heike Drechsler, Tatiana Lebedeva et Kajsa Bergqvist détiennent un record du monde en salle. Ce qui fait au total seize recordmen du monde (actuels ou anciens) inscrits dans les records du stade lausannois !

Publié dans Athletissima Lausanne

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Le défi de la grande cour du Trinity College - Chariots of Fire

Publié le par Demi-fondu74,

Dans l’histoire athlétique, il existe des stades magiques, lieux de multiples records du monde comme le Stade du Bislett à Oslo ou le Stade du roi Baudouin à Bruxelles. Aujourd’hui nous allons vous parler d’un lieu mythique bien que n’accueillant ni piste, ni course officielle et dont l’anecdote est retracée dans le célèbre film britannique « Les Chariots de Feu ».


Ce lieu est la grande cour du Trinity College de Cambridge qui accueille un défi consistant à parcourir le tour de la cour pendant que les 12 coups de midi de l’horloge retentissent. La distance est de 367 mètres alors que le temps imparti varie entre 43 secondes et 44 secondes et demi en fonction des conditions atmosphériques qui influent sur le mécanisme de l’horloge.

great court trinity college - chariots of fire

Officiellement, un seul coureur a réussi cet exploit. Il s’agit de David Burghley en 1927, un an avant qu’il ne soit champion olympique du 400m haies à Amsterdam. Son temps de 43’’1 correspond à moins de 47 secondes sur 400m, alors qu’il courait sur un chemin de dalles en pierre (voir ci-dessus). La légende britannique du demi-fond Sebastian Coe s’est aussi attaqué à ce challenge lors d’une course de charité contre Steve Cram. Il est parfois annoncé comme ayant réussi cet exploit mais en réalité le parcours n’était pas tout à fait le même et il aurait été trop court d’une dizaine de mètre lorsque le dernier gong avait retenti.


Ce challenge se déroule généralement le jour du diner d’accueil des nouveaux étudiants du Trinity College. Cependant le chemin s’est considérablement réduit, en longeant la pelouse sur les pavés, alors que le parcours initial était sur le chemin plus lisse mais plus long. De cette manière, en 2007, Sam Dobin a battu l’horloge et s’offrit une couverture médiatique nationale pour un modeste 300m parcouru en environ 43 secondes. Bon sur des pavés, ça reste difficile, rien à voir avec une piste en tartan.

 

Le film « Chariots of Fire » tourné en 1981 et récompensé de quatre Oscar, a pour scène ce fameux défi de la Cour du Trinity College. Sur fond historique, le film prend cependant ses distances avec la réalité et l’on peut voir Harold Abrahams battre le personnage d’Andrew Lindsay inspiré par David Burghley, avant que le douzième coup ne retentisse. D’ailleurs cette scène est tournée à Eton College et non pas à Cambridge.

 

Début du film "Chariots of Fire" qui vous donnera surement envie d'aller courir à la plage ;)

 

Toutes ces approximations font parties de la légende de ce défi de la Cour du Trinity College. C’est pourquoi je suis allé me rendre compte de ce qu’est ce lieu mythique en me rendant à Cambridge. Un des gardes m’a expliqué que malgré une surface difficile pour performer, sans chaussures à pointes bien évidemment, la difficulté réside plutôt dans les quatre angles droit à négocier. Il faut relancer avec beaucoup d’énergie et il vaut mieux avoir un centre de gravité relativement bas pour pouvoir mieux tourner.

Publié dans Découverte

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Visualiser vos parcours avec Openrunner

Publié le par Demi-fondu74,

Vous avez toujours souhaité connaître le kilomètrage exact de votre tour favori, ou alors mesurer le profil altimétrique d'un parcours, plus besoin d'un compteur de vélo, voici la solution : http://www.openrunner.com/

La présentation ci-dessous vaut pour la version précédente. Même si les fonctionnalités ont peu changé, le design a été modifié en profondeur. Voici donc une présentation récente sur notre nouveau site Culture Athle http://culture-athle.com/conseils/conseils-web/90-open-runner-mesurer-parcours


Openunner vous propose notamment les possibilités suivantes, que ce soit pour la course à pied, le vélo ou pour un autre sport (attention cependant certaines fonctions, nécessite de s'enregistrer) :

  • Tracer un parcours

  • Tracer un parcours automatiquement à l'aide d'un calculateur

  • Enregistrer, modifier ou supprimer un parcours

  • Calculer le profil altimétrique d'un itinéraire

  • Exporter/Importer des données GPS

  • Rechercher un parcours selon plusieurs critères

  • Etc...


Utilisant ce site Web depuis un certain temps, je vais essayer de vous montrer les différentes possibilités d'Openrunner, les plus communément utilisées.


- Pour commencer, je vous conseille très fortement de créer un compte sur le site (en bas à droite) pour pouvoir enregistrer ses parcours et connaître le profil altimétrique du tour. Une fois l'inscription terminée, n'oubliez pas de vous connecter.


- Pour vous montrez un exemple, je vais simuler un tour dans Paris. Tout d'abord rentrez dans la zone de recherche la ville où se trouve le départ de votre itinéraire.

Ici : Paris


- Openrunner va vous mettre automatiquement le départ au centre-ville donc cliquez sur « Effacer tous les points » (dans Actions à droite). Choisissez ensuite votre réel point de départ, en cliquant sur démarrer ON, et en cliquant sur le point de départ sur la carte. On va partir pour notre exemple de la Tour Eiffel.


- Ensuite deux options se présentent à vous, soit un calcul d'itinéraire automatique ou soit un calcul manuel. Le premier sera très utile si vous utilisez des routes répertoriées sur la carte Google, mais la seconde sera obligatoire pour des tronçons non répertorié.


- Pour le calcul automatique, il convient de tracer un parcours assez précis, car Openrunner choisi la route la plus courte. Pour cela cliquez sur la carte pour les différents points du circuit. Pour vous aider, vous disposez de 5 modes dont vous pouvez alterner : Plan, Satellite, Mixte, Relief et Earth. Le premier est utile si vous connaisez les noms de rue que vous emprunter, le mode Satelitte permet de reconnaitre les points remarquables de votre parcours, etc.



- En cas d'erreur, vous pouvez effacer des points (dans Actions, en cliquant sur supprimer OFF, et en cliquant sur le point à supprimer) ou déplacer un point du parcours en cliquant dessus, et en le faisant glisser au nouvel endroit souhaité. Pour ajouter un point, vous cliquez sur ajouter ON, puis sélectionner le point précédent, celui que vous voulez intercaller. Par exemple pour insérer un nouveau point entre le point 3 et 4, cliquez sur le point 3 et cliquez sur l'endroit de la carte que vous souhaiter.


- Pour un calcul automatique et donc plus précis de votre parcours, cliquez sur Calculez l'itinéraire. Si vous empruntez à pied des routes à contre-sens de la circulation, cochez : Mode Piéton.



- Pour le calcul manuel, je vais prendre l'exemple du parcours de la course de l'Escalade à Genève (2 tours), dont l'arrivée est dans un parc. A noter, que j'ai repris le parcours d'un utilisateur d'Openrunner qui l'avait modélisé (via la fonction Recherche, en dessus de Distance). Dans ce cas, il faudra être précis dans le positionnement des points et en faire une multitude pour améliorer la précision dans les virages.



- Enfin le dernier point qui me semble important est le profil altimétrique, surtout pour les sorties en vélo. Pour le visualiser, il faut enregistrer le parcours (et donc être connecté avec son profil) et cliquez sur « Afficher le profil ». On peut alors voir le dénivelé total et le profil de l'étape. Une fois le parcours enregistré, on peut également l'imprimer, générer le code HTML pour vos blog ou sites Internet, ou encore exporte des données GPS.


Voici le tour des principales fonctions d'Openrunner, à vous de découvrir les options plus approfondies. Si vous avez des questions n'hésitez pas à poster un commentaire :)

Publié dans Découverte

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Saison hivernale à Birmingham... The End

Publié le par Demi-fondu74,

Dans ma chronique à Birmingham je vous avais laissé en pleine saison hivernale. Or depuis quelques jours, la météo anglaise semble déjà être passée en mode estival. A peine arrivait le printemps, l’impensable se produisit. Je me mouvait en parfait anglais, sortant short et débardeur, un 23 mars à Birmingham, qui l’aurait cru… Bon j’avoue beaucoup d’anglais sont dans cette tenue depuis bien longtemps et n’ont pas attendu le redoux.


Voilà donc le moment de dresser un bilan de ma saison hivernale. Le 20 février, au lendemain du meeting international AVIVA, dans la même salle du NIA Birmingham j’essayais de m’inspirer des exploits de la veille. Courir dans cette salle m’a donné des ailes, je bats mon record personnel du 800m indoor en 1’58’’23 pour repasser sous cette barre des 2 minutes et me glisser tout juste devant Guillaume dans les bilans français… Bon j’avoue, devancer Guillaume au bilan du 800m ça ne risque pas de se reproduire de si tôt... ;-)

statue manchester sportcity

En passant un peu plus doucement que mon premier 800m en salle de la saison, je gère mieux ma course en passant aux alentours des 57’’5 au 400m et essayant de ne pas m’affoler avec le départ rapide des autres coureurs. Je bats donc mon record personnel du 800m indoor datant de 2008, année de mes 1’55’’39 en plein air. Mes problèmes de santé semblent derrière moi, et vais tout faire pour réaliser de belles choses cet été. En plus ici, c’est tellement plus facile de pouvoir s’entraîner tous les jours, avec un emploi du temps plutôt léger comparé en France.


Pour clôturer la saison indoor, rien de mieux que de tester une nouvelle distance, à savoir un 600m, à Manchester le 6 mars. Je termine 3ème de la meilleure série en 1’24’’72. Les autres coureurs partent à bloc sur le premier 200m en un peu moins de 26’’ et faiblissent vers les 350m. Je les rattrapent alors,  passe en environ 55’’ aux 400m mais ai du mal à doubler deux athlètes qui prennent deux couloirs. Je réussi à les doubler aux 500m et résiste au retour d’un des deux pour 0’’08. Il est si proche que je (me) casse (la gueule) sur la ligne et me retrouve par terre avec quelques égratignures, souvenirs de ce nouveau record personnel. Normal, c’était pour mon premier 600m^^.

manchester indoor track sportcity

Ici les 600m sont assez populaires, bizarrement presque plus que le mile. Les bilans anglais prennent en compte les chronos jusqu’à 1’25, je suis donc 17ème sur le sol anglais pour le 600m indoor. Je garde un bilan très positif de cette saison hivernale, avec très peu de séances spécifiques et une nouvelle motivation pour me battre cette saison pour descendre sous les 1’55.

See you soon, Romain from B’ham

Publié dans Résultats Salle

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