One studying year in Birmingham, UK : the beginning

Publié le par Demi-fondu74,

Ces dernières années, on a vu beaucoup d’athlètes de tous niveaux tenter leur chance aux Etats-Unis pour étudier, et découvrir de nouvelles méthodes d’entrainement. Si vous souhaitez apprendre l’anglais, étudier dans une bonne université tout en bénéficiant de superbes conditions d’entraînement, vous n’êtes peut-être pas obligé de traverser l’Atlantique. Pourquoi ne pas tenter l’aventure outre-manche, en Grande-Bretagne ?


piste university of birminghamThe 8-lane track on the campus of the University of Birmingham


Je vais donc essayer de vous donner envie de venir découvrir un pays à forte tradition athlétique. Et si par chance vous êtes demi-fondeurs, ne cherchez plus, c’est vraiment le pays du middle distance comme on dit ici.


Pour moi l’aventure a débuté mi-septembre, quand je suis arrivé à Birmingham, pour une année d’étude au sein de la Business School de la réputée University of Birmingham. Si dans mon introduction je fais le parallèle avec les Etats-Unis, n’allez surtout pas confondre le Birmingham des Etats-Unis, lieu de naissance de Carl Lewis et le Birmingham du Royaume-Uni, lieu de fondation du groupe de rock Led Zepellin. Ne confondez pas non plus Birmingham et Buckingham, palace de la reine d’Angleterre à Londres.


Pour vous donner une idée, Birmingham est la seconde ville du Royaume-Uni, située au centre de l’Angleterre. Et une chose est frappante dès votre arrivée. La ville a un nombre impressionnant de parcs et d’arbres, ce qui est quand même moins dépaysant pour un haut-savoyard d’être un peu entouré de verdure. Birmingham est la ville d’Europe avec les plus grands nombres de canaux dépassant même Venise (peut-être pas aussi romantique il faut avouer). Parcs, canaux… Idéal pour courir… C’est d’ailleurs pourquoi en arrivant j’ai pu apercevoir un grand nombre de joggeurs un peu partout.

piste university of birmingham b

Mais ce n’est pas tout, au-delà des parcours en nature, Birmingham possède de belles pistes d’athlétisme pour les mordus de fractionnés, ou autres entraînements sur piste. Je ne vais pas vous parler du club des Birchfield Harriers qui envoie à chaque jeux olympiques depuis 1908 au moins un athlète, mais j’y reviendrai sûrement dans un prochain article. En revanche, je vais vous parler de la piste sur le campus universitaire de l’University of Birmingham sur laquelle j’ai la chance de pouvoir m’entraîner. La piste a de longues lignes droites (avec une fin de virage au 100m alors que beaucoup sont en fin de virage aux 80m), le revêtement est de bonne qualité et on a une vue sur la grosse horloge de l’université appelée « Old Joe » (100 mètres de haut, plus haute que Big Ben) qui nous rappelle que sur la piste, notre premier adversaire est le chrono. Les conditions d’entraînement sur le campus ne doivent pas être trop mauvaises puisque pour les Jeux de Londres 2012, les délégations américaines et jamaïcaine établiront leurs quartiers dans l’ultime préparation d’avant-Jeux… Usain Bolt fait d’ailleurs déjà l’objet d’affiches où on le voit sur la piste pointant de son signe fétiche le sommet de « Old Joe ».usain bolt birmingham

 

Le groupe d’entraînement universitaire ne connaît pas d’égal en France, avec de nombreux très bon coureurs. Par exemple l’an passé il y avait 15 coureurs sous le 1’55 au 800m et autant sous les 3’55 au 1500m. Sans parler des cross où les équipes féminines et masculines se retrouvent chaque année sur le podium des championnats universitaires de Grande-Bretagne. Les cross sont d’ailleurs la différence la plus flagrante avec la France. Ici, il est possible de courir quasiment chaque week-end un cross, du mois de septembre jusqu’au mois de mars, d’où un véritable engouement pour le cross country. La notion d’équipe est souvent primordiale dans ces cross et il existe même des ligues avec plusieurs manches pour désigner les meilleures équipes.


C’est donc vers le cross country que je me suis tourné pour participer à ma première compétition outre-manche, en l’occurrence les Manchester Relays le 9 octobre 2010. Soleil au rendez-vous, terrain roulant sur des terraines de football et distance pas trop longue pour moi, ça ne pouvait mieux commencer. Pas moins de neuf équipes de Birmingham chez les hommes étaient présentes pour se passer le témoin pour 6 boucles de 2,1 miles (environ 3,4km car 1 mile = 1,609km). En prenant le départ, avec un léger mal aux mollets, je boucle mon tour en 12’03 pour lancer mon équipe en 19ème position. Nous finirons 15ème sur 46 équipes. Les deux premières équipes masculines sont de mon université et les filles s’accaparent même les trois premières places.

canal birminghamPath along the canal. Who said it's always raining in the UK ?


                Pour vous convaincre une dernière fois de l’engouement pour l’athlétisme ici, je peux prendre l’exemple des rayons consacrés au sport dans les librairies. On trouve des multitudes de livres sur des champions (Bannister a la côte, premier homme sous les 4 minutes au mile), des romans sur la course à pied, des livres sur l’entraînement,… et malheureusement disponibles uniquement en anglais. Guillaume est en train de lire « The Perfect Distance » relatant la confrontation Coe-Ovett qui a passionné -le mot est faible- toute l’Angleterre dans les 80. Quant à moi, je lis « Born to Run », un des best-sellers sur la course à pied qui raconte l’histoire d’une tribu nord-américaine encore préservée du monde extérieur, qui parcourt des centaines de kilomètres par jours en courant et pour qui la course est une vrai manière de vivre. Ces lectures feront sûrement l’objet de futurs articles…


                Pour terminer, je ne peux résister à l’envie de vous raconter ce qu’il m’ai arrivé il y a quelques jours lorsque je suis parti pour un footing long à la découverte de nouveaux parcs au sud de l’université. Alors que le plaisir de fouler les chemins recouverts de feuilles aux couleurs automnales me faisait oublier le chrono, je décidais tout de même de rentrer chez moi pour terminer mon tour d’une heure, une heure dix. C’est alors qu’avec la nuit tombant plus tôt avec le changement d’heure, je me suis complètement perdu dans des rues qui se ressemblent tant dans l’obscurité… pour terminer mon footing en deux heures. Pas très malin, le semi-marathon de Birmingham c’était 10 jours auparavant ;-)

                                                                                                      Romain, from Birmingham

Publié dans Découverte

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Alex Chaptal 05/11/2010 22:38



Reportage très très bien écris et c'est sûre que raconté comme tel ça donne envie!! Une bonne continuation à toi et continue à t'épanouir et découvrir de nouveaux endroit pour courir... qui sait
avec un footing comme ça un marathonien peut naitre!!


 


A bientot.


 


Alex