Un nouveau cas de dopage dans le demi-fond (mais au Portugal)…

Publié le par Demi-fondu74,

L’athlète portugais Fernando Silva est désormais ancien vice champion d’Europe de cross 2006 (à San Giorgio su Legnano (Italie)). Il a en effet été contrôlé positif à l’EPO en décembre dernier, et il devra rendre sa médaille d’argent. Cela a été confirmé grâce à une contre-expertise effectuée à Madrid le 5 février dernier. Il sera suspendu jusqu’en janvier 2009. Il a cependant reconnu les faits, ce qui reste de nos jours plutôt rare quand on se réfère à des exemples comme Justin Gatlin qui accusait son kiné, aux attaques sur la fiabilités des contrôles ou bien encore aux attaques fondées sur des vices de forme. C’est le cas de Hind Dehiba (détentrice du record de France du 1500m), elle aussi controlée positive à l’EPO qui se défend de la procédure réalisée un peu « artisanalement ». Selon elle il y aurait eu "non-respect de la notification", "non-respect de la procédure de scellage des flacons" et "non-respect de l'anonymat des échantillons". On saura sous peu la décision la décision de la Commission disciplinaire de la Fédération Française d’Athlétisme (FFA) et l’athlète s’exprimera une fois le verdict rendu public. Elle avait été arrêtée avec son mari à l’aéroport Charles de Gaulle le 22 janvier dernier à la suite d’un contrôle douanier qui avait révelé de l’hormone de croissance dans ses bagages.

A noter que dans les Europe de cross 2006, un certain Khalid Zoubaa, lui aussi contrôlé positif à l’ÊPO, termina 5ème, treize seconde derrière Fernando Silva. Quelle coïncidence !
La FFA se félicite de la lutte anti-dopage qu’elle poursuit (après Nordine Gezzar, Latifa Essarokh, Hind Dehiba, Khalid Zoubaa controlés positifs) et indique que « seul 5 à 10% de ses quatre cents athlètes de haut-niveau bénéficient d’Autorisations à Usage Thérapeutique (AUT) » soit officieusement cinq fois moins que le cyclisme par exemple (dont Oscar Pereiro, second derrière Floyd Landis a bénéficié dans le dernier Tour de France).
 
Espérons donc que la lutte anti-dopage s’intensifie dans l’athlétisme (il semble qu’il soit un des sports les plus avancés en la matière en opposition avec de nombreux sports très laxistes). C’est en tout cas l’intention de la fédération Internationale d’Athlétisme (IAAF) qui veut durcir les sanctions en passant de deux à quatre ans de suspension pour un athlète épinglé une première fois, de sanctionner aussi durement la possession de produits interdits et aussi en cas d’absence à un contrôle anti-dopage (exemple de la sprinteuse britannique Christine Ohuruogo suspendu jusqu’en août 2007 à cause de trois contrôles inopinés manqués en 2005 et 2006).
 
Une méthode est à développer pour trouver les tricheurs. Il s’agit des tests capillaires cependant coûteux mais qui permettent de remonter loin dans le temps. A suivre…

Publié dans News internationales

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